Le réovirus aviaire (ARV), un virus à double brin d’ARN, est ubiquitaire chez la volaille commerciale, principalement chez les poulets de chair.
Plusieurs séro et pathotypes de l’ARV causent de l’arthrite et une ténosynovite, notamment chez les poulets de chair mais aussi chez les poules pondeuses et reproductrices. En raison de la résistance liée à l'âge, les infections entraînent la maladie principalement chez les jeunes poulets âgés de 14 à 16 semaines. La maladie peut être aggravée par d’autres pathogènes, comme Mycoplasma synoviae ou Staphylococcus spp..
L’ARV perturbe également le système immunitaire et peut provoquer des infections hépatiques, cardiaques et digestives. Les animaux reproducteurs peuvent souffrir de boiteries, d’une baisse de fertilité et de production d’œufs, d’un pourcentage d’éclosion suboptimal, éventuellement combinés à une hausse de mortalité. L'ARV peut être transmis verticalement, ce qui entraîne une augmentation des pertes au sein de la progéniture affectée.
Des vaccins inactivés en émulsion huileuse sont disponibles pour les poules reproductrices.
Les vaccins offrent une protection active et passive en vue de réduire la virémie et les signes cliniques causés par l’ARV. Depuis les années 2010, on constate une recrudescence des maladies liées à l’ARV, avec des isolats différents des souches vaccinales au niveau génétique et antigénique. Une protection croisée contre les génotypes 2, 3 et 5 a été établie pour le vaccin contenant l’ARV1 et l’ARV4.
Le RCP de l'un des vaccins disponibles mentionne une durée de l’immunité (DOI) de 8 mois seulement s’il y eu prévaccination avec un vaccin à réovirus vivant, un vaccin qui n’est pas commercialisé en Belgique.