Info pharmacothérapeutiques

Maladie de Cushing (PPID) chez le cheval

date de la dernière mise à jour 15-12-2022
Groupe
Système hormonal
Indication
cushing - hypercorticisme - PPID
Substance active
pergolide
Indication

Traitement symptomatique des signes cliniques associés au “Dysfonctionnement du Lobe Intermédiaire de l’Hypophyse » (Pituitary Pars Intermedia Dysfunction - PPID) (maladie de Cushing chez le cheval).

Pharmacodynamie

Le pergolide, un dérivé synthétique de l’ergot de seigle, est un puissant agoniste des récepteurs de la dopamine. Il diminue, au niveau de la pars intermedia, les taux plasmatiques d’ACTH, de MSH et des autres peptides précurseurs des hormones polypeptidiques (pro-opiomélanocortine). Comme les autres agonistes dopaminergiques, le pergolide inhibe la sécrétion de prolactine. Aux doses thérapeutiques, le pergolide a peu ou pas d’effet sur les voies noradrénergiques, adrénergiques ou sérotoninergiques.

Pharmacocinétique

Les études pharmacocinétiques disponibles chez le cheval indiquent que le pergolide est rapidement absorbé et qu’il semble très rapidement éliminé. Néanmoins, les données révèlent surtout une grande variabilité, en partie due à des aspects méthodologiques.

Contre-indication

Ne pas administrer en même temps que des antagonistes de la dopamine.

Effets indésirables

Sudation, perte d’appétit, anorexie et léthargie transitoires, signes légers affectant le système nerveux central (légères dépression et ataxie par exemple), diarrhée et coliques. Si des signes d’intolérance apparaissent, le traitement devra être arrêté pendant 2 à 3 jours et réinstauré à demi-dose. La dose journalière totale pourra ensuite être ajustée en l’augmentant de 0,5 mg toutes les 2 à 4 semaines jusqu’à obtention de l’effet clinique souhaité.

Interactions

L’administration concomitante d’autres médicaments affectant la liaison aux protéines plasmatiques peut accroître la toxicité du médicament. L’efficacité du pergolide est réduite par les antagonistes de la dopamine, tels que les neuroleptiques (acépromazine du groupe des phénothiazines), la dompéridone ou le métoclopramide.

Précautions particulières

De nombreuses précautions d’usage sont décrites dans le RCP de ces médicaments. Parmi les plus importantes, on peut noter que :
- ce produit peut causer une irritation oculaire, olfactive ou des maux de tête après découpe du comprimé qui ne pourra en aucun cas être écrasé.
- il est impératif de minimiser les risques d’exposition lors de la section des comprimés et d’éviter tout contact avec les yeux et l’inhalation lors de la manipulation des comprimés et de se laver les mains après utilisation.
- les femmes enceintes ou en période d’allaitement doivent porter des gants pour administrer le produit.
- en cas de contact avec la peau, il est impératif de laver à l’eau la partie exposée. En cas d’exposition oculaire au pergolide, rincer immédiatement l'œil atteint avec de l'eau et demander conseil à un médecin. En cas d'irritation nasale, respirer de l’air frais et demander conseil à un médecin si des difficultés respiratoires apparaissent.
-les enfants ne doivent pas être mis en contact avec le médicament. Une ingestion accidentelle peut causer des effets indésirables, spécialement chez les enfants.

Reproduction & lactation

L’innocuité du produit n’a pas été établie chez les juments gravides. Des études de laboratoire sur souris et lapins n’ont pas mis en évidence d’effets tératogènes. Une réduction de la fertilité a été observée chez les souris à partir de 5,6 mg/kg par jour.
L’innocuité du produit n’a pas été établie chez les juments en lactation. Chez les souris, une réduction du poids corporel et des taux de survie de la descendance a été attribuée à l’inhibition pharmacologique de la sécrétion de prolactine, entraînant une chute de lactation. L’extrapolation de ces données au cheval est hasardeuse.