La pneumonie enzootique est une affection multifactorielle des voies respiratoires et dont la bactérie Mycoplasma hyopneumoniae constitue le principal agent pathogène. Le signe clinique le plus marquant est une toux chronique non productive qui se révèle surtout lorsque les porcs sont rendus nerveux. Les signes cliniques sont lents à apparaître, mais la toux peut perdurer pendant plusieurs semaines voire même plusieurs mois. La température corporelle est susceptible d’augmenter légèrement. Dans le cas d’infections bactériennes secondaires, de graves troubles respiratoires peuvent apparaître et parfois même engendrer de la mortalité. La toux devient productive et peuvent alors se manifester une respiration saccadée et de la fièvre. Les animaux gravement touchés subissent un retard de croissance visible par rapport aux autres animaux de la loge. Après une phase de guérison clinique, la maladie est susceptible de resurgir. Au niveau de l’exploitation, la toux est souvent plus importante chez les porcelets sevrés et les porcs d’engraissement. L’évolution de la maladie est fortement influencée par la gestion de l’exploitation et les facteurs environnementaux.
Vaccins monovalents inactivés - Vaccins bivalents à base de Mycoplasma hyopneumoniae et du circovirus porcin.
Les porcelets sont en général vaccinés pendant la période d’allaitement. Selon le vaccin, la vaccination aura lieu dès l’âge de 1 ou 3 semaines. Certaines études ont montré qu’une vaccination lors de la période de post-sevrage et d’engraissement peut s’avérer fructueuse. Ceci dépend du moment où les porcs ont été contaminés au sein de l’exploitation. Les animaux doivent être vaccinés avant d’être infectés. Tous les porcelets de l’exploitation doivent être vaccinés. Les porcelets non vaccinés peuvent constituer une source d’infection pour les animaux vaccinés et peuvent retarder ou limiter la réduction de la pression d’infection dans l’exploitation. Les principaux résultats de la prévention vaccinale sont une utilisation moindre des antibiotiques à visée curative et de meilleures prestations zootechniques : amélioration de la croissance quotidienne et du rendement alimentaire, période d’engraissement raccourcie, signes cliniques réduits, pourcentage diminué d’animaux souffrant de lésions pulmonaires et lésions pulmonaires moins étendues.
La vaccination en elle-même ne suffit pas comme mesure de lutte contre les infections à M. hyopneumoniae : d’autres mesures complémentaires doivent être prises simultanément.